Rugby Club Aubenas Vals RCAV

Les bénévoles

RUGBY, UN PHARE DANS LA VIE !!!

Quand on est en pleine mer, on cherche les lumières des phares qui vont guider notre route. La vie peut se comparer, par certains côtés, à un océan où on a parfois du mal à trouver des repères, à tracer son chemin. On cherche des lumières, des clignotants qui nous montrent la route à suivre. On fait son apprentissage, ses expériences et puis on choisit sa voie. Un phare se dresse soudain à l'horizon. C'est là qu'est le chemin qui nous convient. L'histoire du personnage, dont je vais vous parler, peut se symboliser avec cette image. Le jeune enfant puis adolescent a hésité longtemps sur le chemin à emprunter. Puis, il a choisi le rugby qui est alors devenu le phare de Sa Vie.

 

Jean-Pierre est né en 1938 à Mazamet, le pays du rugby. Dans cette région et cette ville, La voie semblait toute tracée pour lui. Pourtant, le choix fût plus compliquée. Jean-Pierre n'avait pas de prédisposition particulière pour le rugby, ni de penchant naturel. Il allait au stade tous les dimanches, une fois au rugby, une fois au foot.

Papa Vaissière était supporter des deux ballons et des deux clubs : le SOM aux couleurs rouge et bleu et le SCM aux couleurs bleu et noir. Les parents de Jean-Pierre étaient frileux à la pratique du rugby. Pourtant, Jean-Pierre va faire son choix pour le rugby et aller au Sporting Club Mazamétain, à l'age de 16 ans. Aujourd'hui, le rugby lui est chevillé au cœur et au corps.

Il joue d'abord en juniors A Reichel. Il est sélectionné avec l'équipe des Pyrénées.

La grande aventure commence.

Deux ans après, c'est la demi-finale Reichel du championnat de France perdue contre le Racing (3 à 0 à Limoges). L'année suivante sera blanche suite à une blessure.

En 1957, il va jouer à Blagnac en séniors et en équipe 1.

En juin 1958, il est champion de France Honneur Promotion avec Blagnac. Jean-Pierre a failli ne pas jouer la finale car il était consigné à la caserne Pérignon à Toulouse, les militaires de l'hexagone étant alors consignés pour cause de l'arrivée au pouvoir possible du Général De Gaulle. Son chef bienveillant lui a permis une sortie incognito. C'est la victoire à Châteauroux contre Pontlieu Le Mans sur le score de 9 à 3.

Après ce beau trophée, à l'age de 20 ans, c'est le départ pour l'Algérie. Il participera au championnat civil pendant 2 ans. Il côtoiera les internationaux Français qui jouent au Bataillon de Joinville. Parmi eux, Lilian Cambérabéro et Pipiou Dupuy.

En 1960, c'est le retour au pays et dans ce berceau du rugby. Le phare de Blagnac est éteint pour lui. Mazamet allume le sien et lui lance des appels du pied. Jean-Pierre succombe pour sa ville natale. Il commence en réserve et fait des remplacements en Première. En 1694/1965, il passe en Une car il faut faire jouer des jeunes formés au club.

En 1965, Jean-Pierre sollicite un collègue joueur de Mazamet qui est venu jouer à ASCEA Pierrelatte (Georges Perriod). Il est nécessaire de trouver un débouché professionnel et la Vallée du Rhône est devenue une terre d'implantation du nucléaire.

Jean-Pierre quitte alors son Tarn natal pour la Drôme.

De 1965 à 1972, Jean-Pierre joue en première jusqu'à 34 ans. Puis, il devient entraîneur joueur de l'équipe B et aussi des jeunes du club. Il aura passé avec succès son diplôme d'entraîneur 3éme degré, le plus haut à l'époque.

En 1974, il est élu au comité de Provence pour représenter l'ASCEA Pierrelatte.

En 1980, il est porté à la Présidence du comité départemental Drôme Sud qui regroupe Montélimar, Pierrelatte, Donzère, et les clubs de Bourg Saint Andéol, Bollène et Valréas de par leur proximité.

De 1981 à 1983, c'est la séquence Montilienne. En tant qu'entraîneur, il conduit l'équipe B au titre de Champion de France de fédérale 2 en duo avec Charles Thomas, le père de Patrick (arbitre de haut niveau). Victoire contre Souston à Colomiers sur le score de 21 à 6.

Il revient ensuite à Pierrelatte où il sera entraîneur de la Une pendant dix ans.
En 1993, ses fils qui jouaient à Tricastin partent pour Aubenas. Il suit ses deux fils et devient accompagnateur de l'équipe Une avec Bernard Duplan qui est Président du RCAV. L'aventure durera quatre ans jusqu'en 1997.

En 1994, c'est pour le RCAV la montée en Nationale groupe B et la victoire en challenge de l'amitié. En 1998, c'est le retour à Tricastin pour trois ans, en tant que Vice-Président et manager du club drômois.

En 2001, Jean-Pierre revient à Aubenas , en désaccord avec la direction du club Drômois. En 2002, il devient Vice-Président du RCAV, nommé par Emmanuel Bard, le Président du club Ardéchois à l'époque. Il occupe toujours ce poste à ce jour.

Il tient le micro au stade Dugradus avec une grande assiduité qu'il fasse beau, qu'il pleuve, qu'il vente ou qu'il neige. Que ce soit l'équipe Une ou les Espoirs. Seul répit pour lui depuis un an quand son petit-fils vient le suppléer, suivant son emploi du temps.

Correspondant de presse depuis 1983, Jean-Pierre l'est aussi pour Le Dauphiné Libéré et Le Midi Olympique.
Il a assuré la chronique pendant dix ans de France Bleu et pendant huit ans de Fréquence 7 où il commentait les matchs du RCAV. Son regret est que cette aventure se soit arrêtée car il y prenait beaucoup de plaisir tout en apportant une information en direct aux passionnés.
Jean-Pierre s'est beaucoup investi dans toutes les instances du rugby.
Il est aujourd'hui à la ligue AURA. Il représente cette ligue à l'UCRAF, étant membre du comité directeur de l'association. Il occupe aussi le poste de Vice-Président au comité Ardèche depuis une dizaine d'années.

 

Jean-Pierre est un modèle de bénévolat pour le rugby.
La reconnaissance pour cet investissement important est double :

- Il est dépositaire de la médaille de bronze, d'argent et d'or de Jeunesse & Sports.
- Le monde du rugby l'a aussi reconnu avec les médailles de bronze, d'argent et de vermeil de la FFR.


Quel parcours ! Exceptionnel.

Jean-Pierre est résident Ardéchois. Il partage beaucoup de son temps entre Aubenas et Bourg Saint Andéol où il a construit sa maison (à proximité de son travail) et où il vit dans ce territoire frontalier entre l'Ardèche et la Drôme. Mais il est resté Tarnais et Cathare dans l'âme. Il a toujours ses attaches à Mazamet où il retourne régulièrement à sa maison familiale et sur la tombe de son épouse décédée voici onze ans.

Il est supporter du club tarnais mais aussi du Castres Olympique.

Jean-Pierre cultive la convivialité, les relations humaines avec une grande gentillesse.
Le rugby est sa passion, son phare dans la vie. Dans les périodes difficiles, il regarde le phare. Il lui montre la voie du rugby. Le rugby est toute sa vie. Le rond-point de Saint Paul Trois Châteaux qui va desservir la future entrée d'autoroute est baptisé rond-point de « l'ovalie » avec un énorme ballon de rugby en fer forgé, à l'initiative de Jean-Pierre. Il est aussi à l'origine du nom de l'allée qui conduit chez lui. Elle porte celui de Roger Couderc, commentateur sportif de Télévision. Sa maison foisonne de souvenirs de rugby. Le bouclier de Brennus y est en bonne place. Son restaurant préféré est tenu par un ancien joueur pilier du RCAV, Sony Durand. La famille occupe aussi une place primordiale dans son existence et la complicité avec ses fils, anciens rugbymen tous les deux (es-Pierrelatte et RCAV) est évidente. L'ainé Jean-Marie entraîne le club de Bourg Saint Andéol. Jean-Pierre a souhaité me les faire rencontrer tous les deux comme un signe de cet attachement.

BRAVO ET FELICITATIONS a toi Jean-Pierre pour tout ce que tu as fait pour le rugby. Un immense Merci et beaucoup de respect pour ton engagement bénévole.

 

Le poète Jaune & Bleu

OH RUGBY  !!!!   QUAND TU NOUS TIENS....

Le rugby véhicule de grandes valeurs humaines, nobles et généreuses. Des valeurs de solidarité, de soutien, de courage, d'abnégation, de combat, d'esprit d'équipe, du sens des autres jusqu'au sacrifice.

Ces valeurs-là quand on les partage, quand on les vit de l'intérieur, on devient accro au rugby qui les fait vivre. On devient dépendant du rugby.
Ce rugby devient la passion d'une vie car « le rugby est un lien entre les gens, un moyen de rapprochement entre les personnes ».
Ces mots sont ceux du dernier bénévole que j'ai rencontré. Un bénévole qui a signé un très long bail avec le RCAV. Plus de cinquante ans que son histoire d'amour dure avec le club Jaune & Bleu. Un club qu'il a vu naître. Un club qu'il a de suite adopté et que le RCAV a aussi adopté.

Notre personnage du jour est Patrick Berret.

Patrick est né à Aubenas en 1955.
Il est rentré au club à l'âge de onze ans. Il ne pouvait pas rentrer avant, le club n'existait pas. Pour le rugby, Il a la même année de naissance que le RCAV. C'est dire son attachement profond à ce club.
Un bel engagement !

Un Homme qui peut chanter « Moi la montagne, c'est mon décor, le rugby, c'est ma passion » figurant sur un tee-shirt du club.

Au début, l'entraînement se faisait sur le parking actuel de Dugradus, là où on stationne les voitures. L'aire de jeu était en terre battue.

La première année, il n'y avait pas d'équipe pour les jeunes en championnat. La première équipe minimes a vu le jour en 1968. Patrick a ensuite suivi toute la filière, minimes, cadets, juniors.

Patrick jouait demi de mêlée et depuis plus de cinquante après, il est toujours dans la mêlée du RCAV.

Il a joué en équipe B dont il a été capitaine pendant six ans.

 

A la fin de sa carrière de joueur, il a pris la licence de dirigeant et l'a toujours conservée jusqu'à ce jour.

Mais le rugby ne fait pas vivre. A 20 ans, il rentre dans la police et devient CRS à Montélimar où il restera pendant quatorze ans.

A l'issue de son long bail, il intègre le commissariat d'Aubenas où il prendra sa retraite en 2010.

Pendant toutes ces années, Patrick est toujours resté au RCAV, même quand il était à Montélimar. Il tient fièrement à le préciser.

Il a même ramené des joueurs à Aubenas, Minodier, Chabanne, Sergent Garcia et d'autres. Les noms lui échappent.

Avec la retraite, il est bien entendu toujours dirigeant au RCAV.

Il accompagne les équipes dans la partie administrative. Il s'occupe notamment des relations avec la Mairie.

 

Il est Responsable de la sécurité depuis plus de vingt ans.

Pour cela, sa responsabilité est grande et concerne tous les matchs à Dugradus de l'équipe Une et des Espoirs.

Tous les dimanches, le délégué lui demande de visiter les installations : la salle de contrôle anti-dopage, les brancards, le matériel médical adapté et nécessaire, comme les minerves par exemple, le nombre de membres de la sécurité qui est fonction du nombre de spectateurs.

Sept personnes sont affectées à la sécurité dont deux vigiles.

Il assure la liaison avec la police et les pompiers.

Il s'occupe aussi du tableau d'affichage.

Il arpente le tour du terrain pendant tout le match pour veiller au grain, pour veiller à la sécurité de tous.

Pour Patrick, on a la chance d'avoir à Aubenas, des supporters braillards, gueulards, vociférants mais très respectueux.
Il n'y a pas de franchissement de barrière.

Patrick doit protéger les officiels et en particulier l'arbitre.

Patrick a une vision du club chevillée au corps et au cœur. Une vision d'expérience ancrée dans ce long vécu personnel.

Quand il parle de rugby et du RCAV, il sait de quoi il en parle. Il est en pays de connaissance car il est né au rugby avec le RCAV et comme lui.

Patrick aime les gens passionnés, les gens passionnés de rugby.....et de RCAV.

Pour lui, le RCAV ira vers des jours et des moments meilleurs.

Le Président saura prendre les décisions qui s'imposent comme un grand capitaine de navire qu'il est.

 

Patrick parle souvent d'arrêter sa mission car c'est une véritable mission, particulièrement délicate de surcroît.

Mais il a signé un contrat moral avec Christian Manent.

 

Le rugby, c'est sa passion, sa vie, son horizon Jaune & Bleu aux couleurs du soleil et du ciel Ardéchois.

 

On a donc de grandes chances de le voir encore dans l'avenir, veiller sur nous.

 

Un immense Merci Patrick pour ce bel engagement au service des autres !

 

Et tu seras d'accord pour dire avec moi :

 

BON VENT au RCAV !

L'HUMAIN AU COEUR DE LA VIE

 

Le rugby véhicule de grandes valeurs humaines, nobles et généreuses. Des valeurs de solidarité, de soutien, de courage, d'abnégation, de combat, d'esprit d'équipe, du sens des autres jusqu'au sacrifice.

Ces valeurs débouchent sur une grande fraternité entre les gens, sur beaucoup de convivialité, d'échange, de partage.

J'ai rencontré un bénévole qui cultive ces valeurs au plus haut niveau, au point d'en avoir fait tout le sens de sa vie.

Ses valeurs sont au centre de sa vie et de son parcours professionnel.

Il est vrai qu'il est né dans un pays où le poète chanteur, qui avait adopté l'Ardèche et que l'Ardèche avait aussi adopté, roucoulait à nos oreilles de sa voix mélodieuse.

Robert Bonnefoy, c'est de lui qu'il s'agit, est né à Antraigues sur Volane dans la gendarmerie du village où son papa était gendarme avant de venir à Aubenas finir sa carrière.

Ses parents étaient descendus de la montagne, comme beaucoup d'albenassiens, dans un pays où ces valeurs prennent un sens fort et elles ont été inculquées dès le plus jeune âge. Ses parents étaient originaires d'un village situé au centre du plateau Ardéchois, dont le nom chante à nos oreilles, La Chapelle-Graillouse et qui évoque la chapelle gracieuse du village dont le clocher peigne est si caractéristique.

Fortement imprégné de ses racines Ardéchoises, Robert rentre très tôt dans le travail à l'age de 14 ans et plus précisément dans la serrurerie jusqu'à son service militaire. Il y trouvera peut-être la clef de sa vie au service des autres.

Quand il est appelé pour faire son service militaire, il souhaite rejoindre les pompiers de Paris et la porte de sa vie professionnelle vient de s'ouvrir.
Après cet épisode, il revient à Aubenas. Il devient employé communal de la ville, affecté au service incendie jusqu'en 1995.

A cette date, il devient pompier professionnel et en 2002 il est promu chef de corps à Vals les Bains. Il y aura jusqu'à 45 personnes sous sa responsabilité. Il y prendra sa retraite en 2013.

 

Robert et le Rugby.

Son frère Maurice jouait à Aubenas depuis la création du club en 1966. Comme le club, il a commencé au plus bas niveau du rugby en 4éme série et finira en jouant en équipe Une en 3éme division. Une belle progression du club et du joueur qui sera un des entraîneurs d'un certain Rémy Martin.

Sous l'influence de Maurice, Robert rentre au RCAV en 1972.

Il joue en équipe réserve comme pilier gauche pendant une bonne dizaine d'années. Il finira comme beaucoup d'Albenassiens son parcours de joueur à Villeneuve de Berg.

Après cette dernière année dans la ville voisine, Robert aura une longue interruption avec le rugby et le RCAV. La vie d'un pompier est très prenante et l'emploi du temps y est totalement imprévu, guidé par des appels de la vie et des gens. Une grande disponibilité est nécessaire qui empêche d'être trop disponible ailleurs.

En 2012, il est sollicité par l'école de rugby et par Christiane Bertrand pour venir encadrer les gamins.

Il faut dire aussi que cet appel du pied était le bienvenu car Robert avait des fourmis dans les jambes pour recoller à cette ambiance si particulière. La retraite approche. Le service aux autres le titille toujours.

Il suivra donc une formation d'éducateur en quelques semaines sur des sites différents.

Son rôle à l'école de rugby sera d'encadrer les moins de huit ans (15 enfants environ) avec Victor Durif et Christopher Besson.

Ce rôle se joue le mercredi et le week-end pour les tournois.
Robert se régale. Il a une grande passion pour les enfants.

L'école de de rugby est très porteuse pour le club. Sa fréquentation est variable et liée à des événements extérieurs à l'école.

Les résultats de l'équipe de France sont très porteurs pour l'école de rugby car ils amènent des effectifs si notre équipe nationale est en réussite. Il en fût ainsi après la belle prestation du XV de France en finale de la coupe du monde contre les All-Blacks perdue d'un tout petit point (7 à 8) en 2011.

Robert a aussi une autre corde à son arc au RCAV.

Sollicité par Xavier Plataret, il devient soigneur de l'équipe B, puis maintenant de l'équipe Espoirs. Il y prendra le nom de « décabosseur ».
Avec tous les diplômes du centre de secours, il est parfaitement qualifié pour cette mission délicate de remettre les joueurs debout et prêts pour le combat. Car parfois, il y a le feu ! Pour un ancien soldat du feu !

Cette équipe Espoirs nous offre de grandes satisfactions. Elle fait une très belle saison. L'objectif de départ était la qualification pour les play-off. Cela a été réalisé et nous y sommes en plein dedans.
L'appétit venant en mangeant, on a monté le niveau de l'objectif : une nouvelle qualification pour aller plus loin.

Cet objectif s'est éteint samedi dernier à Aix en Provence où le RCAV s'est incliné sur le fil après avoir mené toute la rencontre. 

Pour Robert, le décalage de calendrier avec l'équipe Une est un inconvénient.

Dimanche prochain, Robert sera satisfait l'équipe Espoirs jouera en ouverture de l'équipe Une pour le dernier match à la maison de cette dernière.
La saison continuera pour l'équipe Espoirs.

Bravo et Félicitations à cette équipe Espoirs. Bravo au « décabosseur » qui les entoure de tous ses soins.

 

La vie de Robert s'appuie sur de grandes valeurs humaines puisée aux sources de la vie et de la nature. Le chemin de Robert a toujours été guidé par l'humain, par son action au service des autres.

Il en a fait son métier. Il les cultive aujourd'hui dans sa passion du rugby et ses loisirs.

Un Grand Merci, Robert, pour tous tes engagements bénévoles au service du RCAV.

Le poète Jaune & Bleu

UN SI LONG CHEMIN

Le rugby et Aubenas, c'est une longue, une très longue histoire commencée en 1904. C'est à Aubenas que le rugby Ardéchois est né . D'autres villes ont ensuite suivi, comme Privas.

Le personnage dont je vais vous parler, aujourd'hui, épouse toute cette histoire. Il en est le dépositaire, la mémoire vivante. C'est un personnage hors du commun, une figure emblématique du rugby et du RCAV.
Il a effectué un travail exceptionnel pour garder la trace de ce passé et pour continuer de le faire vivre d'une certaine manière.

Son histoire personnelle semble même prendre sa source dans les méandres les plus anciens du rugby Albenassien.

Il conjugue dans sa propre personne la passion de l'Ardèche, la passion du rugby et la passion du RCAV dont il a été un des fondateurs.

Certains ont peut-être deviné de qui je voulais parler. C'est Robert Rouvière.

Parler de l'Ardèche, du rugby et du RCAV avec ce passionné a été un délice et un moment très enrichissant pour moi. Je vais essayer avec ma plume de vous communiquer cette triple passion.

Robert est né à Aubenas, là où il a ses racines fort anciennes. Il y est resté toute sa vie. Une vie marquée par l'attachement à la terre (il cultive encore son jardin), à l'humain, aux gens, à la vie, au rugby.
Un homme passionné qui vit intensément. Il est une encyclopédie qui recèle plein de trésors. La famille, la pèche, la chasse, l'amour de l'Ardèche ont jalonné son long chemin d'une vie bien remplie.

Robert est né dans une famille de rugbyman. Son papa jouait déjà au rugby et lui a communiqué cette passion que Robert a ensuite transmise à son fils Christophe.

Le papa de Robert a joué avec le célèbre Papillon, de son vrai nom Henri Charrière. La photo en témoigne. A l'époque, le club était un peu intermittent. Ces passionnés jouaient quand ils en avaient envie.

Robert a chaussé les crampons vers l'age des quinze ans. De ce temps, il n'y avait pas d'équipe jeunes. Une seule équipe représentait le club. Les juniors jouaient avec les séniors. Parfois, ils manquaient des joueurs et on en prenait au Teil ou à Valence au passage.

Robert se souvient bien de son premier match à Saint Jean en Royans sans rien connaître au rugby. Son premier poste a été pilier. Le vestiaire était un wagon de chemin de fer et la douche se faisait dans la rivière toute proche où l'eau qui arrive du massif du Vercors est bien frisquette. Robert a plaisir à conter qu'il a connu deux seuls postes dans sa carrière : pilier et arrière. Une belle trajectoire !

Il a joué une dizaine d'années à partir de 1946 au club local de l'époque l'US Aubenas. Il n'a connu qu'un seul club même s'il lui est arrivé de porter le maillot des cheminots de Metz pendant son service militaire. En 1957, Robert devient dirigeant de l'US Aubenas. Il sera aussi dirigeant à l'amicale des petits clubs.
A la fin des années 1950, le club de l'époque est mis en sommeil, faute de combattants. Les passionnés de rugby vont à La Voulte.

Au printemps 1966, deux passionnés, Mr Martin de Vals et Mr Durand d'Aubenas viennent frapper à sa porte pour relancer le club. Ils seront les deux premiers co-Présidents. Le RCAV est né, sans argent, sans joueur mais avec UNE PASSION ENORME. L'ancien Maire de Lablachère, élève à l'école normale de Privas, apportera un étude précieuse pour le recrutement des joueurs de cette école normale. André Ollier (qui sera vice-Président) et son épouse ont fait partie de cette première équipe. Ils continueront de voguer sur le bateau Jaune & Bleu jusqu'à ces dernières années. Le Trésorier sera Mr Vernet. Robert héritera du poste de Secrétaire Général qu'il tiendra pendant plus de 45 ans sans fléchir. Chacun met un peu la main à la poche pour trouver quelques subsides.

Mr Aubert, élu municipal, apportera une aide précieuse pour les démarches.

En septembre 1966, le club démarre avec une seule équipe et au plus bas niveau de la hiérarchie du rugby. Que de chemin parcouru depuis !

Robert a accompagné le club pendant tout ce long chemin. Il a connu et secondé tous les Présidents du RCAV sans exception jusqu'à Benoit Fournand Christian avec qui il a oeuvré aux débuts de sa Présidence.

Robert a participé à cette longue montée des marches vers le sommet. Il en a été la cheville ouvrière. Son engagement a été comme un sacerdoce partagé à deux.

Depuis sept ans, Robert a pris du recul progressivement avec l'investissement actif . « Il vaut mieux s'enlever quand on sent que c'est le moment » dit-il. Quelle sagesse !

La reconnaissance pour le travail effectué est unanime dans tout le club et la ville d'Aubenas. Elle est aussi venue d'ailleurs :

Robert s'est vu décerner les Médaille de Bronze, d'Argent et de Vermeil par la FFR.

Il a été décoré aussi par les médailles de Jeunesse et Sports en Bronze, Argent et Or.

Aujourd'hui, Robert veille à sa précieuse armoire des souvenirs qu'il a amassés pendant des années. Cette armoire est bien grande : Elle occupe toute sa maison !

Le plus beau souvenir, c'est le titre de Champion de France de Nationale 1. Un titre glané au stade Nicolas Kaufmann de Nîmes quand le RCAV a battu Graulhet devant une très forte assistance des deux clubs.

Le retour sur Aubenas est mémorable. A l'arrivée dans la cité des Montlaurs, c'est le défilé en ville, selon le vœu du Président Bernard Duplan. Le car des joueurs descend le boulevard Jean Mathon. La Rotonde est noire de monde. Le car bloqué ne peut plus avancer. Les joueurs plongent de l'impériale sur la foule en délire. Inoubliable !

C'est la montée en ELITE 2 où le RCAV passera quatre années.

Cette période a marqué à jamais l'histoire du club et le peuple Jaune & Bleu en garde encore la saveur au fond de lui-même.

Robert suit toujours de près le RCAV. Il fait quelques déplacements. Il assiste à tous les matchs à domicile, même quand il fait froid, même quand il pleut et même quand on perd. Un supporter fidèle que les joueurs viennent saluer à chaque match.

Robert confie sa vision pour le RCAV de demain comme un guide avisé : « Que le club poursuive son chemin en poule ELITE si elle est maintenue car sa place est là ».

Merci ROB !

RCAV, poursuis ton Chemin.....

MONSIEUR CINEMA

 

Ma première présentation s'est faite sous l'angle de la passion de l'Ardèche.

Dans mes rencontres avec les bénévoles, je viens de découvrir un homme qui a lui aussi la passion de l'Ardèche et dont le parcours est plein d'originalité.

Né à Aubenas, il est toujours resté à proximité de sa ville de naissance.

Il a grandi à Labégude où il a côtoyé dans son enfance notre Cher Président.

Sa vie entière a été consacrée au travail. Après avoir été chauffagiste pendant huit ans, il est rentré à BSN basé à Labégude où il a fait ensuite toute sa carrière. Un métier difficile. Il a été fondeur pendant vingt ans.

Ses loisirs sont imprégnés de l'identité Ardèche : la pêche dans nos rivières, les courses de voitures et on sent là la magie de ce formidable rallye de Monte-Carlo qui continuent de faire rêver ceux qui y ont gouté.

Et bien sur, le rugby. De simple supporter du RCAV pendant longtemps il est passé à un rôle plus actif en 2012.

Il est devenu Monsieur Cinéma. Vous avez deviné. Il s'agit de Jean Armand.

Une belle Histoire !

 

A l'été 2012, il est sollicité par Bernard Saunier puis recruté par Marc Raynaud qui a pris ses fonctions avec l'arrivée de Christian Manent à la Présidence.

On a mis à Jean une caméra entre les mains qu'il découvrait et débrouilles-toi.
Le seul préalable était une grande disponibilité tant à domicile qu'à l'extérieur.
Jean filme tous les matchs de l'équipe Une et refiles ensuite le bébé à Max Dehaies qui fait l'analyse vidéo.

Le filmage nécessite une certaine préparation. Le matériel doit être en parfait état. Les batteries chargées à bloc.

Jean assure en plus l'intendance de l'équipe Une à domicile et à l'extérieur avec Michel Dewulf :

A domicile. Arrivée au stade à 8h30. Préparation des vestiaires, des diverses collations et de tout l'équipement des joueurs (shorts, maillots...etc). Préparation aussi de la boutique du RCAV.

Repas avec les joueurs.

Après le match, il faut assurer l'intendance.

A l'extérieur. Approvisionnement pour les diverses collations et toute l'intendance.

C'est le même système qui est mis en place que pour le domicile.

Le voyage se fait en mini-bus. Jean et Michel assurent la conduite de celui-ci. Le kiné Julien Alaize voyage avec eux et parfois le Secrétaire Général Christian Thiébaut.

Le mini-bus offre l'intérêt d'éviter de bloquer tout un groupe, notamment quand il faut attendre un éventuel blessé hospitalisé pour soins.

 

Revenons à la partie Cinéma.

Jean filme tous les matchs domicile et extérieur. Il filme aussi en semaine les entrainements à la demande des entraineurs, souvent les mardis et les mercredis.
Jean est au club tout le mardi et le mercredi matin.

Sa saison “sportive” commence fin juillet et s'achève en avril, mai ou juin en fonction des résultats de l'équipe.

Il faut aussi filmer les matchs amicaux d'avant championnat.

 

La technique de filmage a évolué depuis le début où Jean s'est lancé dans l'aventure.
Avant, il y avait une seule caméra.

Maintenant, il y a deux caméras :
- un grand angle qui est toujours ouvert à fond
- une autre caméra qui filme les séquences de jeu à la demande des entraineurs.


Ce double filmage présente de grands avantages pour l'analyse des matchs que fait Max Dehaies à partir d'un logiciel T 15.

Une Anecdote : cette double caméra a permis au RCAV de convaincre la FFR dans le différent avec Albi. Cela pèse donc lourd dans la balance.
Monsieur Cinéma joue ainsi un rôle majeur dans l'analyse des matchs et la progression du jeu de l'équipe Une.

 

Tout cet investissement est totalement bénévole.

Comme d'autres, Jean mérite d'être salué pour tout le temps et toute l'énergie qu'il déploie pour le RCAV. Son investissement personnel doit être apprécié à sa juste valeur.

 

L'engagement de Jean est total. Il relève presque du sacerdoce. Il emprunte sur la vie de couple et la vie de famille.

Ma plume a simplement pour objet de valoriser cet investissement et de mettre en lumière ces taches de l'ombre qui contribuent à faire vivre le club.
C'est la volonté du Président qu'il en soit ainsi. Il m'a fortement encouragé dans cette voie pour témoigner sa profonde reconnaissance et celle de tout un club aux acteurs du RCAV.

 

Jean, qui est venu au club en tant que bénévole à sa retraite, se réalise dans sa mission qu'il apprécie beaucoup.

Il aime bien la mentalité du rugby, l'ambiance des vestiaires, le respect des joueurs et les après-matchs surtout quand on gagne.

 

Jean, Ardéchois coeur fidèle, a conjugué sa passion de l'Ardèche avec celle du Rugby pour en faire éclore une troisième : la passion du RCAV.

Un bel accomplissement.

 

Bravo et Merci Monsieur Jean !

 

Le poète Jaune & Bleu
 

 

 

 

LA PASSION DE L'ARDECHE

 

L'Ardèche est une terre de passion.

La passion de l'Ardèche vous prend très tôt dans la vie, dès votre plus jeune âge. On la sent à peine venir. Elle vous surprend sans qu'on en est conscience. Elle s'insuffle, s'installe en vous et c'est plus tard qu'on s'en aperçoit, qu'on la ressent. Plus on avance dans la vie, plus elle vous envahit.

J'ai eu la chance de rencontrer un homme passionné qui a bien voulu me confier ce profond ancrage qu'il éprouve pour notre beau département qui est comme un pays.
Cet homme, c'est Christian Manent, le Président du Club de Rugby Aubenas Vals.

Pourtant, Christian a vu le jour dans un autre département, le Vaucluse à Carpentras.

Ses parents ont émigré en 1946 vers une terre plus propice. La ferme des grands parents de Christian au Monteil sur la commune de Chazeaux était trop petite pour garder les sept enfants de la famille dont le papa de Christian était l'ainé.
Il s'est retrouvé à Carpentras comme métayer dans une ferme comptant dix employés où l'activité principale était le maraichage.

Mais trois ans plus tard, la maladie a rattrapé son papa. Il a fallu abandonner la terre une deuxième fois. C'est alors le retour en Ardèche. Christian a deux ans.

Ses parents achètent une épicerie à Labégude. La formidable aventure familiale commence donc en novembre 1949 dans cette grande rue où il y a cinq épiceries sur 200 mètres.

Christian grandit dans cet univers très animé où la rue, la route voient défiler les voitures et les camions, où l'activité est très intense. Une route animée mais très dangereuse et même mortelle. Chacun se souvient.

Christian partage son temps entre Labégude et la ferme familiale des grands parents où il va passer les vacances. Quand il est un peu plus grand, il garde les chèvres.

Il se retrouve dans la campagne, dans la nature qu'il aime tant. Pourtant le soir venu il faut rentrer, ni trop tôt, ni trop tard. N'ayant pas de montre (celle-ci viendra plus tard à la communion solennelle, comme pour tous les enfants), il se repère au soleil et un arbre lui sert de cadran solaire. Garder les chèvres est très instructif. On apprend beaucoup ainsi. C'est extraordinaire pour lui d'avoir eu la chance de garder les chèvres.

La deuxième école de la vie viendra de Labégude, une vie très animée, très intense dans un village très commerçant. Il garde un souvenir impérissable de cette ambiance villageoise de l'époque où il a beaucoup appris. Il se rappelle ces camions italiens qui venaient chercher du bois sur le plateau et qui s'arrêtaient à l'épicerie familiale. On faisait des échanges. D'autres échanges existaient aussi localement et faisaient partie du mode de vie de l'époque.

L'activité commerçante se développe et ses parents ouvrent une deuxième épicerie à Labégude et une autre à Aubenas. L'entreprise s'équipe de cinq camions pour faire les tournées dans les campagnes (autour de Vals et Ucel).
On s'approvisionne à la CODEBA.
Christian met très tôt la main à la patte et se retrouve à la caisse du magasin le dimanche matin.

Pourtant, ses études continuent. Après le lycée technique d'Aubenas, c'est le lycée Vincent d'Indy à Privas où il obtient le bac brillamment.

Les études supérieures commencent à Lyon où Christain mène de front une classe préparatoire et la faculté de sciences économiques.

Il poursuit à Montpellier Sup de co. Il y retrouve des Ardéchois qui y font aussi leur études supérieures et parmi eux Jean Marie Saussac qu'on retrouvera plus tard.
Christian se prépare à être Prof mais la fibre lui manque. L'affaire familiale sous la forme actuelle d'épicerie le rebute.
A ce moment-là, son papa parle d'ouvrir un supermarché. C'est le déclic pour Christian. Le premier Leclerc ouvre en juillet 1971.

Christian va finir ses études. Pour lui, l'aventure commence......

Elle va lui permettre de réaliser un formidable épanouissement personnel.

Christian Manent est aussi un homme intégré dans la vie de la cité et dans l'activité sportive.

Christian est un footeux. Il joue au foot à Aubenas. Avec le lycée technique, il fait partie de l'équipe championne d'Académie. Avec le club d'Aubenas, il réalise un très beau parcours en coupe Gambardella, le plus beau de l'histoire Albenassienne.

Christian est un battant et un gagneur !

Son premier investissement dirigeant ira vers le basket. Emmené par son ami François Perrin, il sera Président du club de basket de 1982 à 1985. A son crédit, il faut mettre la réalisation du parquet de la halle.

Il a aussi initié l'idée et les principes de fonctionnement d'un budget.

Conduit par son ami Jean Marie Saussac, ancien joueur d'Aubenas, il s'intéressera au rugby et suivra les phases finales avec lui.

Avec l'arrivée de Bernard Duplan à la tête du RCAV, il ira au stade régulièrement et deviendra sponsor du club.

Christian Manent fait l'éloge de Bernard Duplan qui est pour lui, l'inventeur du RCAV Moderne et l'artisan de cette fabuleuse montée des marches.

Quand le RCAV se retrouve en difficulté, Christian Manent est sollicité pour prendre les commandes du navire. Homme de réflexion et d'action, Mr Manent consulte. Il interroge Jean Marie Saussac sur l'opportunité pour lui de prendre la direction du club.

La suite, vous la connaissez :

Christain Manent devient Président du RCAV en juin 2012.

Sous son impulsion, notre club de coeur repart de l'avant pour une période faste ponctuée par l'accès en juin 2016 à la poule ELITE, l'anti-chambre de la Pro D2. Une poule qui nous permet de retrouver ce parfum que nous avons connu ....

Pour la deuxième saison à ce niveau, notre Cher Président a voulu une carte Jeunesse tournée résolument vers l'avenir.
L'objectif Premier du Président est de développer la Formation des jeunes.

Il souhaite pérenniser le club et lui donner des structures garantissant l'avenir.

Ces axes de management du RCAV trouvent un écho très favorable dans le peuple Jaune & Bleu et créent un immense engouement chez les supporters.

 

Merci Monsieur Le Président !

 

Le poète Jaune & Bleu

Devenez Bénévole !

 


Le Rugby Club Aubenas/Vals, dispose d’une cinquantaine de bénévoles, qui participent activement au fonctionnement du club. Des éducateurs, aux dirigeants en passant par les personnes s’occupant de l’intendance et de la boutique ils sont tous des bénévoles représentants les forces vives du RCAV.

 

Pour devenir Bénévole, contactez Christian Thiébaut 04.75.35.50.12

 

 

 

 

 

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